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Marais et prés salés

Dans les zones abritées le long des côtes basses et particulièrement au niveau des estuaires et havres, on peut observer des marais littoraux sur de grandes surfaces et présents sur toute la zone de balancement des marées que l’on appelle communément prés salés.

 

On distingue deux ensembles : slikke et schorre.

La slikke correspond à l’estran vaseux immergé deux fois par jour. C’est un milieu riche en éléments nutritifs et par conséquent très productif, où se développent de nombreux macro-invertébrés présents dans les sédiments. Elle joue alors les rôles de nourricerie pour les poissons juvéniles et de zone d’alimentation privilégiée pour l’avifaune migratrice et hivernante. Seules quelques espèces végétales pionnières se développent : herbiers de zostères en bas de slikke, salicornes et prés à spartine sur le haut.

En arrière se développe le schorre (ou pré salé) submergé uniquement lors des grandes marées et des tempêtes. On y trouve une végétation plus variée. La partie médiane du schorre (schorre moyen) est colonisée par l’obione faux pourpier, plante ligneuse persistante, qui peut laisser place à la puccinelle en cas de pâturage. Enfin, le haut schorre héberge une flore plus diverse : statice maritime, plantain maritime, aster et chiendent maritime. La faune y est également plus variée avec des crustacés et des insectes (coléoptères, diptères, collemboles). Enfin, au contact des systèmes dunaires présents en bordure de havre, se développent des communautés végétales de contact schorre/dunes particulièrement intéressantes (espèce de statice endémique).

 

Ces habitats se retrouvent donc sur le domaine intertidal des estuaires et des baies normandes et en proportion majoritaire sur le littoral normand (en surface). Ils sont donc particulièrement vulnérables en cas de pollutions marines du fait de leur position sur l’estran et de leur intérêt patrimonial fort.