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Habitats dunaires

Les dunes se forment par accumulation de sable apporté par voie éolienne, piégée par les premiers végétaux des hauts de plage. Ces milieux très originaux sont peu à peu colonisés par une végétation caractéristique adaptée à la mobilité du substrat et à l’aridité. Les végétaux des fronts de dunes sont régulièrement saupoudrés de sable et doivent pouvoir résister à l’ensablement comme l’oyat et le chiendent des sables, ce dernier étant observé au niveau des dunes embryonnaires.

On passe ainsi progressivement des dunes embryonnaires aux dunes blanches à oyat et semi-fixées à fétuques, jusqu’aux pelouses des arrières dunes fixées (dunes grises) sur les secteurs enrichis en matière organique. On peut retrouver en arrière des cordons dunaires des dépressions humides temporaires à permanentes (pannes dunaires) qui présentent une très forte richesse patrimoniale concernant les plantes et les amphibiens.

La Basse-Normandie et particulièrement le département de la Manche abritent des massifs dunaires exceptionnels comme ceux de Vauville et d’Hattainville. Ces derniers sont des massifs fossiles issus du quaternaire, liés à des apports de sable d’origine fluviatiles et progressivement modelés par les houles et les vents. Ces massifs s’appuient sur des falaises mortes qui donnent à ces espaces un véritable relief, ponctué par des dépressions dunaires et bordé par un cordon de dunes vives.

En cas de pollutions marines, les habitats dunaires situés sur le front de mer sont les plus exposés. Cependant, l’attention doit aussi être portée sur les dunes fixées, habitat prioritaire au titre de la directive Habitats, qui peuvent être endommagées lors des opérations de nettoyage et de circulation vers le littoral.